| Cinéma à voir // District 9. |
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District 9
était précédé d’un sacré buzz. Le réalisateur de la fameuse pub de
Citroën avec un transformer, produit pour son premier long métrage par
Peter Jackson. De plus le pitch du film était alléchant : Les extra
terrestres venus pacifiquement se retrouvent asservis et parqués par
les humains. Tout cela était soutenu par une bande annonce et une affiche hyper efficace...Bilan des courses, tous ces éléments sont au rendez-vous : Les effets spéciaux sont délirants et montrent une fois de plus que ILM (Industrial Light & Magic) est largement dépassé par le savoir faire des néo-zélandais bossant pour Jackson. En effet, ils sont largement plus crédibles et réalistes et moins grandiloquents que ceux de Lucas. Le style du film est très particulier. L’histoire est racontée comme un reportage basé sur des images de documentaires. De ce point de vue là l’effet est particulièrement réussi. La photographie et le style un peu abrupte et les images saccadés de caméra à l’épaule servent bien ce parti pris de base. Le pitch est très bien exploité. Situer l’action en Afrique du Sud est assez symbolique, tout comme la gestion des extra terrestres par les humains renvoie sans cesse aux problèmes que nous connaissons avec les sans papiers ou aux pires heures de la seconde guerre mondiale. Tout cela aurait donné un court ou un moyen métrage choc assez extraordinaire. Le problème c’est que District 9 est un long métrage, il faut donc bien évidemment aller plus loin que le pitch. C’est là que le bas blesse et que l’on tombe dans ce qu’il y a de pire dans le genre SF : la transformation du personnage principal est débile. De plus on tombe dans un action movie à la Robocop dopé aux hormones archi gore. Il ne faut pas oublier d’où vient Peter Jackson. Avant d’être Mr Lord of Rings, il était Mister Brain dead pour toute une génération de geeks déviants. A cela vient s’ajouter une musique tapageuse archi pénible qui achève de fatiguer le spectateur déjà éprouvé par les soubresauts de la caméra portée. Il y avait de l’ambition dans District 9. Il y a aussi du talent et un regard assez novateur. Mais il y a aussi tout ce que je déteste dans le cinéma : du gore, une camera épileptique, et des incohérences débiles qui finissent par nous achever, et pourtant le film est très loin d’être totalement mauvais ou raté ... |
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